Combler l’écart de revenu des ménages producteurs de cacao en Côte d’Ivoire - en adoptant une approche des ménages sensible au genre
Le manque à gagner d’un ménage typique cultivant du cacao en Côte d’Ivoire est d’environ deux tiers du revenu net nécessaire à un niveau de vie décent. Pour compléter leur revenu saisonnier provenant du cacao, les ménages pratiquent généralement des cultures multiples ou d’autres activités telles que l’exploitation de petites entreprises. Cependant, les revenus ne suffisent toujours pas à couvrir les coûts de la vie. Le caractère saisonnier de la production de cacao et de nourriture constitue un défi particulier, car les revenus et l’accès à la nourriture ne sont pas continus tout au long de l’année. En outre, les principales dépenses des ménages cacaoyers (éducation, alimentation et santé) fluctuent également, ce qui entraîne des périodes de difficultés particulières, notamment de juillet à septembre.
Selon le type de ménage, les hommes consacrent généralement plus de temps aux activités de production de cacao et à la production d’autres "cultures de rente", tandis que les femmes consacrent plus de temps à la production de cultures vivrières, aux petites entreprises et au commerce.
Des études antérieures ont montré qu’on ne peut pas supposer que les hommes et les femmes d’un même ménage ont les mêmes préférences et le même pouvoir de décision, ou que le revenu est dépensé au profit de l’ensemble du ménage.
Dans cette étude, nous avons adopté une approche des ménages sensible au genre afin de combler l’écart de revenu de subsistance, dans le but d’identifier des solutions plus intégrées et adaptées qui bénéficient à tous les membres des ménages cultivant le cacao.
Area of focus: Cacao
Author(s): Adama Bah, Anna Laven
Organisation/institution: KIT