Étude comparative de la répartition de la valeur au sein des filières européennes de cacao-chocolat
Le faible niveau de rémunération de la grande majorité des petits producteurs de cacao, notamment en Afrique de l’Ouest, est une problématique qui n’a cessé de prendre de l’importance depuis 30 ans. Leur assurer un revenu décent est devenu un enjeu majeur pour l’ensemble des pays producteurs de cacao.
Cet enjeu a récemment été mis sur le devant de la scène suite la décision des autorités ivoiriennes et ghanéennes, concertée avec les industriels du secteur du cacao, de mettre en place un «différentiel de revenu décent» (living income differential ou LID en anglais) fixé 400 dollars des États-Unis (USD) par tonne pour l’ensemble du cacao mis en marché dans les deux pays pendant toute la campagne de récolte 2020-2021. Les fonds réunis grâce ce LID serviront assurer un prix plus élevé pour les cacaoculteurs (Reuters, 2019).
La mise en place du LID a suscité d’importantes questions, en particulier:
• Quels seront les coûts additionnels engendrés tout au long de la chaîne?
• Quel sera l’impact sur la profitabilité des acteurs industriels et commerciaux?
• Quels sont les scenarii possibles de répartition de ces coûts additionnels entre les différents ac-
teurs de la filière du cacao?
À ce jour, il n’existe pas d’études détaillées sur la répartition de la valeur et des coûts tout au long des chaînes de valeur du cacao-chocolat. Pourtant, ces informations sont indispensables la tenue d’un débat collectif informé sur les questions mentionnées ci dessus, qui soit fondé sur des données factuelles et des analyses objectivées et qui implique toutes les parties prenantes du secteur.
Area of focus: Cocoa
Organisation/institution: BASIC